Le paludisme chez la femme enceinte

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Le paludisme aussi connu sous le nom de malaria sévit considérablement en Afrique et particulièrement au Cameroun. Par ailleurs, le paludisme chez la femme enceinte est de plus en plus fréquent et l’expose à de graves conséquences. D’où l’urgence pour celle-ci de bien se protéger contre cette maladie.

Le paludisme chez la femme enceinte

Les causes du paludisme chez la femme enceinte

Comme chez tout autre individu, le paludisme se contracte par piqûre de l’anophèle femelle qui va lui transmettre le plasmodium, microbe responsable du paludisme.

Ensuite, le germe entre dans un cycle de multiplication à l’intérieur de l’organisme. Cela peut donc se développer au point de former un palu sévère.

Par ailleurs, la femme enceinte a cette particularité qu’elle est plus susceptible et donc plus exposé à la malaria. Ceci à cause de l’élévation de sa température corporelle sous l’effet des hormones qu’elle sécrète pendant la grossesse.

Il peut s’agir notamment de l’augmentation de la fréquence des urines en particulier dans la nuit. Heure à laquelle les moustiques opèrent efficacement.

Les conséquences du paludisme sur la grossesse

Le paludisme dans le contexte africain et bien plus camerounais, constitue l’une des principales causes de fausses couches ou d’avortement spontané.

Car la présence de ce parasite dans le corps de la femme enceinte entraîne des effets inverses sur le développement de la grossesse.

Chez la mère, le paludisme entraîne la fièvre et peut également provoquer une anémie. Le fait d’être alité et/ou hospitalité est aussi l’un des effets de cette maladie.

Par ailleurs, l’impact psychologique peut provenir d’une fausse couche. Ce qui est très difficile à gérer par cette dernière.

D’où la nécessité de bien faire ses visites prénatales, occasion de déceler un éventuel paludisme dans votre sang.

Comment prévenir le paludisme chez la femme enceinte ?

Chez le bébé : la malaria entraîne des effets néfastes sur le développement du fœtus. On peut noter à cet effet, un retard de croissance intra utérin, un petit poids de naissance voire une naissance prématurité. Sans omettre une mort fœtale intra utérine.

Pendant la grossesse, il existe un traitement adapté pour les femmes appelé TPI c’est-à-dire Traitement Préventif Intermittent, administré au patient selon les recommandations OMS.

Il se fait à une fréquence de trois mois et débute généralement entre la seizième et dix-huit semaines de grossesse minimum. Alors en fonction du lieu où l’on se trouve ou du moment, le nom du médicament peut changer. On parle souvent de Maloxine, de fansidar etc.

A cela, on peut ajouter le diagnostic précoce et le traitement des cas. C’est-à-dire poser le bon diagnostic au bon moment. Cela est fait afin qu’on ne se retrouve pas devant un paludisme grave au point d’hospitaliser à tout prix la patiente.

Comme autre mesure de prévention contre la malaria, on note :

  • Le suivi prénatal de bonne qualité ;
  • La distribution gratuite et l’utilisation des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action ;
  • L’assainissement de l’environnement.

La prise en charge du paludisme chez la femme enceinte au Cameroun

Prise ne charge du paludisme chez la femme enceinte

La prise en charge du paludisme chez la femme enceinte au Cameroun est assez codifiée à ce jour. Le programme national de lutte contre le paludisme a pris des dispositions pour cela.

Alors, en fonction du type, du nombre de parasites présents dans le corps et du trimestre de la grossesse, le traitement peut se faire comme suit :

  • Paludisme simple : traitement oral (3 jours minimum) constitué généralement de deux molécules. Ces combinaisons thérapeutiques existent pour lutter contre le paludisme dit simple.

Plus connus sous le nom d’ACT (Artemizinine Combinaison therapy), on en trouve sur le marché, vous trouverez des produits tels que l’Athefar, le Bimalarine, le Quartem, le Malacure, le Plasmocure etc.

  • Paludisme grave : traitement parentéral (injectable). Trois formes de traitement sont possibles pour ce cas et les molécules utilisées sont l’artesunate (premier traitement de choix du paludisme par injection).

Ensuite, l’arthemeter (c’est une injection faite uniquement dans les muscles notamment les cuisses, fesses). Enfin les perfusions de quinine.

Le paludisme chez la femme enceinte peut ressurgir deux ou trois semaines après un traitement si elle se laisse encore exposer. Ou alors si cela n’a pas été bien traité.

Ce qui entrainerait des conséquences graves sur la grossesse à l’instar de celles suscitées.

D’où l’importance pour cette dernière de veiller sur sa santé et celle de son bébé. De même, veillez à bien choisir votre gynécologue et faites vous consulter en cas de préoccupation ou de malaise.

Propos recueillis auprès du spécialiste Dr Maxime SIEWE MBOUENDE, Médecin généraliste à l’Inspection Medico-scolaire du MINESEC Extrême- Nord.

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